1000 Years of fears,Théâtre de l’Uchronie – Lyon

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1 novembre 2019 par nouvellesrepliques

Par le Kollectif mac guffin

Chorégraphie : Susanne Simon

Avec Marine Demichel-Nicolas Guépin – Susanne Simon

Texte : Manuel Liminiana

Lumière : Beto Acosta

Masques : Fraise au loup

Coiffure et maquillage : Mélanie Benetier

Costumes : Marion raulic

Photo Montage : Beto acosta

Assistana et production : Florian Cabaret – Tiffanie Deschanps

Diffusion : Marina Dubroca

Noir salle. La musique envahit l’espace tandis que nous distinguons le plateau : plutôt nu à jardin tandis qu’à cours quelques écrans et autres débris rétro-futuristes symboliseront plus tard à la fois la technologie omniprésente et sa décrépitude amorcée, inéluctable.

Comme nous le signale la silhouette qui s’approche à l’avant scène – le narrateur le long de cette histoire- les personnages sont enfermés depuis un temps immémorial dans ce vaisseau, cantonnés à des taches répétitives d’entretien et de réparation jusqu’à ce qu’un événement inattendu bouleverse cet ordre établi.

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Humains robotisés ou androïdes humanisés ? la mise en scène n’aura de cesse de jouer sur cette ambiguïté : voix monocorde, danses saccadées avec mouvements répétitifs pour souligner le propos.

Malheureusement, le soir où j’ai vu ce spectacle, quelques imprécisions rendaient par trop humaine la scène qui se déroulait sous nos yeux… mettant paradoxalement à distance le texte qui semblait par ailleurs fort intéressant : brassant tout à la fois les thématiques d’enfermement, de technologie, et de ce qui fait que l’on décide d’être humain ou non – le choix d’aller vers la lumière.

Mais cela ne doit pas faire oublier la manière dont les danseuses et le danseur/comédien s’emparent de l’espace : le théâtre de l’Uchronie possède un plateau assez petit (c’est d’ailleurs aussi ce qui fait son charme..) et ce qui aurait pu être une contrainte terrible pour ces danseuses et danseur est au contraire transcendée par le propos de la pièce.

Les corps n’ont pas besoin de jouer l’enfermement, puisqu’ils le sont, au sens propre. Alors, seuls restent ces gestes mécaniques… jusqu’à une possible lumière.

Ambre Scalie

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